Sources et ressources sur l'épidémie de Covid-19

Pour Reporterre : “Au nom du coronavirus, l’État met en place la société de contrôle”

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Reporterre, ‘journal indépendant’, nous présente dans cet article les moyens déployés par l’état pour contrôler les populations sous couvert de les protéger du coronavirus. Extraits.

“Couvre-feux, contrôles policiers multiples, toute-puissance de l’administration, emballement de l’industrie technosécuritaire : la pandémie de Covid-19 se traduit, en France, par un contrôle accru des populations, suspectées par principe de ne pas participer à la ‘guerre’ contre le virus.

Le journal nous rappelle que le 11 mars Emmanuel Macron affirmait que “nous ne renoncerons à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté” en hommage aux victimes des attentats…

Une petite semaine plus tard, l’annonce est faite, “le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire et des couvre-feux ont été instaurés dans une centaine de villes, qui comptent au total plus de 2 millions d’habitants.”

Outre une surveillance massive, on voit se développer “une surenchère locale,” estime Henri Busquet, président de la Ligue des droits de l’Homme à Nice (Alpes-Maritimes), joint par Reporterre. Des élus effrayés par la situation aggravent les mesures coercitives nationales pour tenter de rassurer leur population.

Sans parler du fait que “les autorités ont distribué plus de PV que de masques aux citoyens” et que “les syndicats de police, même s’ils déplorent le manque de matériel, affichent dans leur nouvelle mission un zèle menaçant.

Contacté, l’Observatoire parisien des libertés publiques regrette dans un communiqué que « les autorités publiques aient opté pour une politique de surarmement pénal en lieu et place d’une réelle volonté d’apaisement et de pédagogie .”

Ce gouvernement ne pense pouvoir gérer la population que par la contrainte et la discipline” comme le précise Me Raphaël Kempf interrogé sur la situation. L’état dépense des milliards pour surveiller les populations, “mais ces mesures sécuritaires ne doivent pas servir à compenser l’incompétence sanitaire des autorités.

la Ligue des droits de l’Homme quant à elle craint : “une forme de ‘servitude volontaire’ qui pourrait se transformer plus tard en contrainte avec l’injonction d’être ‘un citoyen responsable’“. Et le philosophe Giorgio Agamben d’ajouter : “il est bien probable que l’on cherchera à continuer après la fin de l’urgence sanitaire les expériences que les gouvernements n’avaient pas encore réussi à réaliser. Tout comme cela a été la cas suite à l’état d’urgence de 2015…

[…]

Lire l’article : Reporterre

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