Sources et ressources sur l'épidémie de Covid-19

“La crise de la Covid-19 n’est pas sanitaire mais politique” selon le philosophe Michel Weber, qui dénonce un “projet totalitaire”

covid1984

Nous relayons ici l’intégralité d’un article publié par le philosophe et essayiste Michel Weber :

“Covid-19(84) ou La vérité (politique) du mensonge sanitaire

L’événement Covid-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre. Tout et son contraire ont été affirmé, parfois par les mêmes personnes, et au même moment. Démêler l’écheveau nécessite donc de simplifier le récit. Il y a bien sûr un prix à payer pour ce faire ; il est double. D’une part, il faut ignorer ce qui semble accessoire ; d’autre part, il importe de remettre l’événement dans son contexte historique, à la fois au sens perspectif (la crise culturelle qui remonte à 1968) et projectif (les conséquences politiques immédiates).

Pour l’essentiel, on trouvera ici une thèse — la crise de la Covid-19 n’est pas sanitaire mais politique, et aucune des mesures liberticides n’est fondée scientifiquement — soutenue par trois arguments :

1. La Covid-19 rend évidente la corruption complète du corps politique et de ses appendices médiatiques et scientifiques. Ils ont définitivement perdu toute légitimité et toute autorité.

2. Cette corruption reflète la crise du capitalisme financier, et la volonté des oligarques de détruire la démocratie représentative.

3. Le système politique qui se met en place est totalitaire, c’est-à-dire que toutes les facettes de la vie des citoyens seront pilotées par une structure idéologique mortifère ne différenciant plus les sphères privées et publiques. Ce totalitarisme sera fasciste et numérique.

Le grand récit qui nous est officiellement proposé est bien synthétisé par Wikipédia : “la maladie à coronavirus 2019, ou Covid-19, est une pandémie d’une maladie infectieuse émergente provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Elle apparaît le 17 novembre 2019 dans la ville de Wuhan, puis se propage dans le monde entier.”

Pour l’expliquer, on incrimine le pangolin et la barbarie diététique locale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prononce l’état d’urgence de santé publique internationale le 30 janvier 2020. Elle déclare l’épidémie de Covid-19 « pandémique » le 11 mars 2020, et demande des mesures exceptionnelles (l’état d’urgence sanitaire) pour prévenir la saturation des services de soins intensifs et renforcer l’hygiène préventive (suppression des contacts physiques, des attroupements et des manifestations, ainsi que des déplacements et voyages non indispensables, promotion du lavage des mains, mise en application de quarantaine, etc.).

Il faudrait prendre le temps de (re)définir ce que sont une épidémie, une pandémie, un virus émergent, les conditions d’une zoonose (de transmission d’un pathogène entre espèces), un virus augmenté (ou « Frankenvirus »), les « gains de fonction », les présupposés des modèles d’analyse de risque (à commencer par la distribution d’âge rectangulaire et stationnaire, et le mélange homogène de la population), etc. Et de rappeler qu’un virus ne peut jamais être à la fois très dangereux et très contagieux. Discussion compliquée par le fait que les experts peinent à argumenter entre eux et avec le grand public.

Par contre, on peut facilement constater la faillite complète de la gestion politique de la crise. Il existe des variations par pays, mais — la Chine mise à part —, ce sont les similitudes qui sont frappantes. Il pourra suffire d’explorer ici les trois facettes annoncées : la corruption des corps politique, médiatique et scientifique ; la crise du capitalisme biocidaire ; et le totalitarisme fasciste numérique.

1. La corruption des corps politique, médiatique et scientifique
« Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir, et une avalanche de malheurs ou de maladies se succédant sans interruption dans une famille ne la fera pas douter de la bonté de son Dieu ou du talent de son médecin. » (Proust 1913)
La gestion politique ubuesque de l’épidémie peut se définir par cinq traits.

1.1. L’impréparation : le gouvernement a été complètement pris au dépourvu, alors que la réaction de la Chine, connue de tous dès janvier, avait été prompte et radicale. En bref : les autorités chinoises ont réagi comme s’il s’agissait d’une attaque bactériologique, pas d’une épidémie saisonnière (et personne n’a jusqu’ici apprécié toutes les implications de cette réaction). De plus, les scénarios de pandémie sont très répandus depuis une douzaine d’années, surtout après la crise de 2009 (H1N1), et ce tout spécialement chez les militaires et dans les fondations privées, grâce au zèle de B. Gates, qui en a fait son unique cheval de bataille philanthropique depuis 2007. Cette impréparation est sans nul doute possible le résultat de cinquante ans de néo-libéralisme. Mais pas que.

1.2. L’incompétence des uns et l’expertise des autres : alors que la chose politique est abandonnée aux universitaires, ceux-ci ne sont que très rarement à la hauteur de la tâche qui leur est dévolue, et ils se contentent de travailler à la prolongation de leur mandat. Du reste, dans une technocratie qui ne dit pas son nom, on comprend la nécessité de s’en remettre aux experts, dont l’objectivité est proverbiale.

En fait, l’incompétence, c’est-à-dire l’absence d’expertise adéquate, ne devrait être aucunement problématique en politique : seul le sens commun devrait importer. S’il faut être un expert pour gouverner, nous ne sommes plus en démocratie (représentative), ou même en particratie (pas représentative), mais en technocratie. Le recours aux experts est donc intrinsèquement problématique. Il l’est d’autant plus qu’il suffit de connaître l’employeur de l’expert, ou son bailleur de fonds, pour déduire par avance la nature de ses conclusions.

1.3. La corruption : le niveau de corruption des acteurs politiques est un secret de polichinelle. On se permet même, dans notre monarchie bananière, de rire sous cape des malversations qui finissent par être médiatisées dans d’autres pays, de préférence situés plus au Sud. (Et cela vaut bien sûr pour le regard que la Flandre porte sur la Wallonie.)

On le sait depuis Platon (ce sont les Grecs qui ont créé la démocratie participative) et, plus particulièrement, depuis Machiavel (1532), le pouvoir est recherché par les corrompus en puissance, et exercé par des corrompus de fait. Du reste, répétons-le, les conclusions de l’expert se trouvent en germe dans la source de financement de ses études.

1.4. La coercition en toute illégalité. L’imbroglio gouvernemental et institutionnel belge a donné naissance à un fort curieux proto-totalitarisme : un gouvernement en affaire courante s’est octroyé les pouvoirs spéciaux pour euthanasier le législatif, instrumentaliser le judiciaire, et instaurer un État d’urgence (sanitaire) qui ne dit pas son nom. Les mesures et règlements liberticides ne se comptent plus — à commencer par le confinement dans les maisons de repos, la généralisation du confinement à domicile, la distanciation « sociale », le port du masque, etc.

Avec ce cortège de mesures liberticides, illégitimes, inefficaces et illégales, on obtient, de fait, la fin de l’État de droit. Le bien public est devenu privé, c’est-à-dire source de profit. Et l’intimité de la sphère privée est exposée au regard (parfois à la vindicte) de tous.

1.5. La communication, et particulièrement sa composante absurde, constitue la vraie signature de cette crise, durant laquelle les responsables politiques ont épuisé toutes les formes pathologiques du langage. Épinglons les suivantes :

  • l’évitement : ignorer les objections, refuser le dialogue sous quelque forme que ce soit ;
  • l’indignation : faire l’innocent, plaider la bonne foi, le dévouement au bien commun ;
  • le mensonge pur et simple : le masque protège des virus et pas seulement des infections bactériennes ;
  • le vaccin est efficace contre une maladie qui n’est pas immunisante ;
  • la censure : refuser l’accès à une information ou à une conférence de presse ;
  • la propagande : gonfler de vraies informations ;
  • la désinformation : propager de fausses informations ;
  • la sur-information : inonder d’informations (vraies, fausses, vraiment fausses, faussement vraies, etc.) ;
  • l’usage de la contradiction : soutenir deux propositions contradictoires (le masque est inutile ; vous devez porter un masque) ;
  • l’usage du paradoxe : utiliser des énoncés indécidables tels que : l’épidémie progresse sans empirer ; le monde d’après sera, et ne sera pas, différent ; seuls, ensemble ; soyez solidaires (dans la solitude) ; faites confiance aux responsables (!) ; informez-vous (dans les médias) ; vaccinons tout le monde pour contrôler la démographie ; imposons la monnaie digitale pour permettre aux pauvres d’épargner ; instaurons un gouvernement mondial démocratique ; ce que je vous dis est faux… Tout ceci ressort de l’effort pour rendre l’autre fou (Searles 1959).

En somme, la communication gouvernementale, servilement relayée par les médias et aiguillée (et endossée) par les experts en sciences médicales, a entretenu la peur et, surtout, l’angoisse. La peur est un sentiment naturel positif car mobilisateur : face à une menace palpable, l’individu réagit par la fuite ou le combat. Au contraire, l’angoisse est paralysante : on pressent une menace invisible, sans savoir comment réagir…

La communication absurde vise à stupéfier par l’angoisse, pas à perdre par la peur. Le dispositif est beaucoup plus efficace : la peur demande à être orientée afin qu’elle ne nuise pas au statu quo social ; l’angoisse paralyse les citoyens qui acceptent passivement tout ce qui leur est imposé.

La banqueroute politique signale en outre deux faillites supplémentaires : celle des médias et celle des experts scientifiques, et tout particulièrement des médecins. Les médias ont donné une ampleur inouïe à la communication absurde des politiques et des scientifiques. Il y a eu cooptation des uns par les autres. On peine à trouver un dissident dans la classe politique ; il en existe peu dans le monde scientifique et, s’ils s’expriment dans les médias, c’est généralement de manière très pondérée ; rares sont les journalistes qui ont fait leur travail, Alexandre Penasse constituant une notable exception.

Tous se sont couverts d’ignominie en participant, activement ou passivement, à cette mascarade ; tous devraient se voir sévèrement sanctionner.

2. La crise du capitalisme biocidaire
« C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu, puis la fin ; à la fin, c’est la fin qui est le pire. » (Beckett 1953)

En amont de cette sclérose politique, médiatique et scientifique, on trouve l’influence des mondes bancaire et pharmaceutique, qui sont mus par deux perspectives : d’une part, la maximisation de leur emprise sur la société (et donc de leur chiffre d’affaire) ; d’autre part, la gestion de la crise globale systémique annoncée clairement dès 1968, et dont la chronologie a été esquissée en 1972 par Meadows et Kukla (l’épuisement des ressources, le dérèglement climatique, et la progression de la pollution finiront par avoir raison de la société de consommation et de la démocratie représentative).

2.1. De ce point de vue, l’utilisation de la stratégie du choc, identifiée par Klein en 2007 — instrumentaliser une crise réelle ou ressentie, naturelle ou culturelle, afin de modifier profondément l’espace social, tandis que celui-ci est paralysé — s’impose comme une évidence si on veut anticiper le chaos. Que la crise soit réelle, ou simplement mise en scène, que son origine soit naturelle, ou le produit d’une machination, ne change finalement pas grand chose au traumatisme et à la possibilité de son usage.

2.2. Par contre, il faut comprendre, une fois pour toutes, que les élus ne représentent pas le peuple, mais les oligarques et leurs multinationales. Le programme néolibéral est en effet très simple : dissoudre les États afin de privatiser toutes leurs fonctions. Tant qu’un gouvernement mondial (privatisé) n’est pas implémentable, on peut se contenter de transformer les États en coquilles vides. Ce programme ne constitue qu’une réappropriation du fascisme tel que Mussolini l’a défini, et mis en pratique, dès 1922-1925, à l’aide de la vision économique de Vilfredo Pareto : l’entreprise privée est, par définition, beaucoup plus efficace que l’État. Puis vinrent les politiques similaires des Nazis en 1934–1937, qui subirent une légère obsolescence de 1944 à 1972 (les « trente glorieuses »).

En fait, Hayek, le chantre du néolibéralisme, stipule très clairement, et ce dès 1944, la stratégie à adopter : seule une infiltration progressive des institutions civiles et politiques permettra la destruction de la menace communiste et de sa cinquième colonne. Vingt ans plus tard, le 30 septembre 1965, il arriva à ses fins avec le coup d’État de Suharto, qui coûta la vie à plus d’un million de communistes (certains parlent de 3 millions d’exécutions arbitraires), et permit une première mise en place du dispositif néolibéral. C’était en quelque sorte la répétition du renversement d’Allende par Pinochet, perpétré le 11 septembre 1973.

Le remplacement des gouvernements par des multinationales a été quantifié très tôt, e. a., par Stephen Hymer (1960) et David C. Korten (1995). Il est devenu évident avec la politique d’intégration européenne et, surtout, la multiplication des traités et autres partenariats transatlantiques de commerce et d’investissement (comme le « Transatlantic Trade and Investment Partnership »).

C’est du reste le fil rouge de la littérature « cyberpunk » dont le représentant le plus fameux est sans doute Ph. K. Dick (1955), qui a offert les scénarios de Blade Runner (1982), Total Recall (1990), Minority Report (2002), etc.

2.3. Tout se joue donc en 1968–1973 : le dévoilement des enjeux civilisationnels comme leur effacement, c’est-à-dire, d’une part, la prise de conscience de la crise globale qui ne pourrait être conjurée qu’en renonçant au capitalisme industriel et financier ; et, d’autre part, la reprise en main de l’agenda politique par ce dernier avec des figures telles que Suharto et Pinochet, puis M. Thatcher (1979), R. Reagan (1981) et Helmut Kohl (1982). (Il faudrait également mentionner le travail de sape de Pompidou, élu à la présidence française en 1969, et le bref espoir instillé par Sicco Mansholt à la Commission européenne en 1972–1973.)

3. Le totalitarisme fasciste numérique
« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. » (Orwell 1949)

En amont de la corruption complète du corps politique et de ses appendices médiatiques et scientifiques, nous avons trouvé la crise du capitalisme financier et la volonté des oligarques de remodeler en profondeur la démocratie (représentative) de marché. En aval, nous découvrons, sans surprise, un nouveau totalitarisme fasciste, bien plus pernicieux que ses ancêtres du XXe siècle, car numérique.

3.1. « Totalitarisme » désigne le système politique qui prétend gérer toutes les dimensions de la vie citoyenne, publiques comme privées. Rien ne doit lui échapper, en droit comme en fait. Le « fascisme » est un totalitarisme de droite, c’est-à-dire conçu par, et pour, les oligarques.

3.2. L’histoire du totalitarisme fasciste est supposée connue ; elle se résume à la prise de pouvoir des oligarques industriels et financiers par l’intermédiaire d’un lampiste plus ou moins allumé (ce qui permet aux commanditaires de tirer leur épingle du jeu si l’affaire tourne mal). À partir de 1921, la droite extrême progresse partout en Europe : en Italie (Mussolini accède au pouvoir en 1922), en France (avec la création en 1922 de la Synarchie, suivie plus tard par la Cagoule), en Allemagne (le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, en gestation depuis 1918, s’organise en 1920 ; Hitler écrit Mein Kampf en 1924 ; il est publié en 1925), Salazar assied sa dictature en 1932–1933, et Franco pilote la guerre civile déjà en 1934. De 1967 à 1974, il y aura aussi la dictature des colonels en Grèce. (Voir, par exemple, Lacroix-Riz 2006)

3.3. Nous sommes dans une configuration totalitaire depuis déjà de longues années, c’est-à-dire qu’un système, qu’une idéologie, prétend gérer tous les aspects de la vie : la technoscience constitue un tel système ; le capitalisme, renommé néolibéralisme, est un tel système ; la globalisation est un tel système ; l’État d’urgence permanent qui s’enracine dans la guerre contre la terreur datant de 2001 en est la dernière péripétie.

La vraie-fausse crise sanitaire de 2020 est le prétexte (au sens de N. Klein) utilisé pour dépouiller définitivement les peuples des acquis sociaux et politiques concédés après 1945. Elle touche donc différemment les pays selon qu’ils sont développés ou pas. Dans les pays riches, il s’agit de détruire les acquis sociaux et de mettre la population au pas ; dans les pays pauvres, c’est une logique néocoloniale qui est à l’œuvre. C’est ainsi, alors que l’épidémie saisonnière est finie, que des règlements (de plus en plus) absurdes prolongent la terreur sécuritaire.

3.4. Au nombre des outils pour comprendre les enjeux du totalitarisme numérique, on trouve les concepts de conformisme et d’atomisme, qui s’imposent dès les débuts de la révolution industrielle et de la démocratie représentative, et sont esquissés chez Saint-Simon (1803) et Tocqueville (1835).

L’ère thermo-industrielle est celle du machinisme, c’est-à-dire de la standardisation des produits et de l’organisation scientifique du travail. Alors que l’outil dépend de la morphologie humaine, la machine demande à l’ouvrier de s’adapter à son mécanisme. Le pouvoir de la machine est ainsi le pouvoir du conformisme : en amont, l’ouvrier doit être calibré, dompté, géré comme une ressource ; et, en aval, le consommateur doit accepter l’uniformisation de ses habitudes de vie, de ses goûts alimentaires, de ses vêtements, de ses idées, de ses désirs, etc. Les rendements d’échelle sont à la mesure des espérances de quelques-uns, et du désespoir de tous les autres.

Le conformisme se manifeste donc par l’infantilisation et l’indifférenciation des personnes, la dépolitisation des citoyens, et la standardisation des consommateurs, qui constituent autant de précieuses muselières pour paralyser les corps et amnésier les esprits.

D’autre part, l’atomisme constitue le fondement du libéralisme (Mandeville 1714, avant Smith 1776) ; il équivaut à briser toutes les solidarités, et à entretenir la guerre de tous contre tous, parfois appelée compétitivité.

En scellant l’alliance entre capitalisme et technoscience, la révolution industrielle établit les deux principes fondamentaux du capitalisme mondialisé, l’atomisation des individus sous prétexte de les libérer, et leur conformisation afin de machiner le meilleur des mondes possibles. En d’autres termes, les conditions de possibilité de la culture, qui sont celles de la vie authentique, sont deux fois niées. D’une part, le conformisme se substitue à l’individuation (à ne pas confondre avec l’individualisme) ; d’autre part, l’atomisme remplace la solidarité. Or, sans solidarité, il est impossible de s’individuer, d’endosser son destin, de dépasser les contingences de sa naissance ; et, sans individuation, la solidarité reste lettre morte.

Cette double négation est toutefois rendue acceptable par une inversion spectaculaire (aussi au sens de Guy Debord) des pôles privé et public : on prend l’atomisme (c’est-à-dire l’absence de solidarité) pour de la liberté, et le conformisme (c’est-à-dire l’absence de projet personnel) pour de la solidarité (tout le monde désire la même chose). On obtient, en somme, la guerre des clones, de ceux qui montrent leurs derrières (calibrés) en public, et parlent de politique (néolibérale) en privé. Les conséquences sont radicales : infantilisation, déculturation, dépolitisation, dissociété, Terreur (1792, très précisément au moment où Sade écrit), c’est-à-dire la paralysie par l’angoisse.

3.5. Le passage au totalitarisme numérique peut se comprendre comme la transformation des sociétés disciplinaires (Foucault 1976) en sociétés du contrôle (Deleuze 1990).

L’ère thermo-industrielle est celle du machinisme et des institutions disciplinaires qui lui sont propres : famille, école, église, caserne, usine, hôpital, asile d’aliénés, prison, maison de repos. Tous (ou la plupart de) ces lieux d’enfermement physique (mais aussi mental) peuvent être avantageusement remplacés par un dispositif plus souple de contrôle mental (mais aussi physique) : le numérique. La technologie — et tout particulièrement les dispositifs associés à la 5G — permet maintenant une surveillance panoptique totale : traçage de tout le trafic internet (« big data ») et des déplacements physiques (géolocalisation), disparition des transactions en liquide, assignation à résidence (télétravail, cyber-enseignement, achats en ligne, téléconsultations) etc.

Le totalitarisme numérique pousse encore plus loin la synergie entre conformisme et atomisme en remplaçant tout ce qui restait d’humain — et donc de corporel, d’immédiat, de qualitatif et d’aléatoire — dans le machinisme par le virtuel, le médiat, le quantitatif et l’algorithmiquement nécessaire. Il n’y a pas plus conforme que celui qui dépend entièrement du numérique pour vivre ; il n’y a pas plus atomisé non plus. Du reste, la psychose hygiéniste institue un nouveau puritanisme qui exige une vie sans contact. Après avoir disposé de la chair du monde, le technocapitalisme entend exploiter sans complexes la chair humaine (Weber 2017 & 2018).

4. En conclusion, il faut bien comprendre que la crise de la Covid-19 n’est pas sanitaire mais politique, et qu’aucune des mesures liberticides n’est fondée scientifiquement. Par contre, elle met en évidence la corruption complète du corps politique et de ses factotums médiatiques et scientifiques, et, plus particulièrement, leurs allégeances envers les puissances de l’argent et leur projet totalitaire. La crise constitue à la fois le symptôme de la faillite de la démocratie représentative, et le prodrome du retour d’une gouvernance uniquement respectueuse des droits du capital. Plus encore qu’Orwell (1949), c’est Terry Gilliam (1985) qui vient à l’esprit de celui qui chercherait à contraster le cauchemar politique avec l’absurdité fictionnelle.

Ces évidences se retrouvent très précisément dans l’intervention d’A. Penasse (qui a fait, après tout, preuve d’une grande retenue), lui qui demandait, 15 avril 2020, « quelle légitimité démocratique il y a à prendre certaines décisions quand la plupart des membres qui décident et réfléchissent font partie des multinationales et du monde de la finance ? »

Le capitalisme est kleptocrate et totalitaire par essence. L’évolution qui se dessine dans la gestion de la crise Covid-19 dévoile la corruption de tous les acteurs médiatisés et laisse entrevoir ceux qui, jusqu’ici, restaient dans l’ombre. Si la population reste confinée dans la terreur, rien ne viendra s’opposer au régime le plus barbare de tous les temps. Si elle se réveille, non seulement le règne de l’angoisse sera révoqué, mais il ne sera plus possible d’agir par la force non plus (les « gardiens de l’ordre » sont toujours issus du peuple, et leur servilité n’est jamais acquise une fois pour toutes). La dernière option des oligarques sera alors, comme d’habitude, le génocide. Toutes les guerres du XXe siècle étaient d’abord des guerres menées par l’aristocratie et la haute bourgeoisie contre le bas peuple. Mais l’irruption d’une vraie pandémie ne serait bien sûr pas à exclure…

Reste la question de savoir pourquoi les citoyens acceptent de se faire maltraiter par les « responsables politiques ». Pourquoi acceptent-il de subir un pouvoir pervers ? La réponse se trouve dans l’analyse de la relation que le prédateur impose à sa proie. Précisons en deux mots les modalités qui ont été identifiées dans le cadre de l’inceste, de la logique concentrationnaire, ou de ce qui a été appelé tardivement (1973) le syndrome de Stockholm.

Il existe un lien vital entre le prédateur et sa proie : c’est le prédateur qui nourrit la proie, c’est lui qui lui offre un récit pour cadrer son malheur, c’est encore lui qui, parfois, fait un geste qui semble bienveillant. La proie refuse donc instinctivement d’ouvrir les yeux sur le mécanisme prédateur. Ferenczi (1932) l’a bien compris : l’enfant traumatisé, physiquement et psychiquement plus faible, se trouvant sans défense, n’a d’autre recours que de s’identifier à l’agresseur, de se soumettre à ses attentes ou à ses lubies, voire de les prévenir, et finalement y trouver même une certaine satisfaction. Aimer son bourreau, dont on dépend physiquement, symboliquement, et affectivement, devient une condition de survie, mais aussi un piège psychotique.

Dans le cas qui nous occupe : comme cette servitude volontaire offre les avantages que l’on peut se payer, et les espoirs que l’on veut bien conserver, la plupart des citoyens croient pouvoir continuer, après le « confinement », à confondre rêve et réalité. Il leur faudra plutôt choisir entre rêve et cauchemar.

À chacun sa conclusion, la mienne est empruntée à Gramsci : je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté. Pessimiste car, dans le cas qui nous occupe, on assiste simplement à une accélération de la tendance totalitaire d’une société technocratique dans le cadre d’une crise globale systémique identifiée dès 1968. Si on se demande dans quelle direction ce mouvement va se faire, il suffit de questionner le pilote : le bref interlude soviétique mis à part, la technique a toujours été pilotée par les capitalistes (la « grande bourgeoisie »). Historiquement, un totalitarisme capitaliste s’appelle fasciste ou, mieux, nazi. (Hitler n’était pas Mussolini.) Optimiste car, comme l’écrivait V. Hugo avant Che Guevara : « Rien n’est plus imminent que l’impossible » (1862).”

Source et références :
– Page Facebook de Michel Weber »
– À propos de Michel Weber »

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22 commentaires
  • Pour se rendre compte de l’arnaque” sanito- politico- financière” ;il suffit d’avoir un minimum de discernement et d’intelligence ; ce qui semble faire défaut à une grande majorité de nos “cons- citoyens” ; hélas !

    • La plupart des personnes ne s’intéressent pas à leur santé et c’est pourquoi lorsqu’ils sont malades, ils n’ont d’autres recours que de s’adresser à la médecine conventionnelle qui ne les soigne pas vraiment mais au contraire les tue à petit feu.

      • Aujourd’hui ; il est suicidaire de ne pas s’intéresser à sa santé , alors que beaucoup d’ordures s’emploient à la ruiner .Mais il faut avoir les yeux en face des trous ,et ne pas s’endormir !

    • Le dysfonctionnement des instance médiatiques / gouvernementales et scientifiques me semble tellement pattent et évident que je me demande comment les gens peuvent ne pas s’en rendre compte et/ou s’en émouvoir. Je pense que – pour un certain nombre d’entre eux – ils ne sont simplement pas apte à envisager cette option, par simple conformisme et aussi par peur de se rendre compte que leur dirigeant ne sont pas là pour leur bien. A mon sens, il faut aussi s’interroger sur un système éducatif qui produit des individus aussi dénués de sens critique et de volonté propre. être un bon citoyen, ce n’est pas obéir docilement aux injonctions parfois délirantes de nos dirigeants : c’est agir en conscience et lutter contre le gouvernement si celui-ci déraille. Le gouvernement n’est pas le dépositaire de la démocratie. C’est un bien qui est a nous, le peuple ! Nous nous devons de le faire respecter pour nous et pour nos enfants !

  • Article globalement intéressant jusqu’à. …

    L’Article 3.2 : littéralement délirant, faux, mensonger ! : le fascisme est de GAUCHE. Fascisme comme nazisme sont d’abord des socialismes. Les partis fascistes comme nazis sont à la base des partis ouvriers et ont littéralement “siphoné” l’électorat de gauche. Et une grande partie des cadres étaient de gauche. Mussolini représentait l’aile radicale du parti socialiste italien et son journal “l’Aventi” était l’équivalent de “l’Humanité”
    Par ailleurs et surtout, ces partis sont révolutionnaires, égalitaristes, étatistes, païens, eugénistes, et favorable à la construction de “l’homme nouveau”. A l’antipode donc de l’homme de droite qui est normalement opposé aux idées subversives de 1789, qui est plutôt libéral sur le plan économique (donc anti-étatiste), qui est toujours antisocialiste ou anticommuniste, opposé aux dérives libertaires et au transhumanisme, pour les traditions contre le modernisme déraciné et par définition attaché aux valeurs spirituelles alors que le matérialisme est lui par définition de gauche
    Et la droite est la plus favorable à la véritable liberté. La gauche restreint toujours les libertés.
    Je rappelle d’ailleurs que lorsque qu’on est “de droite”, on est, par définition, “droit”. On est un homme droit donc un homme “bien”. Donc on ne tue pas comme c’est toujours le cas dans les dictatures de gauche…..

    Lire “socialisme et fascisme, une même famille”, du Club de l’horloge, 1984

    Ou lire Le Moal, tout simplement. Ouvrage récent d’ailleurs

    Les choses sont très claires dans ce ouvrages

    Le fascisme comme le nazisme étaient des socialismes et se réclamant de la gauche.

    Je rappelle d’ailleurs que les grands adversaires du nazisme ont été de droite : en Allemagne, la droite catholique, les nationalistes catholiques (autour des Wittelsbach par exemple). En France on a eu Maurras, 1er homme politique à avoir averti du péril nazi, sans succès… Je rappelle aussi que c’est l’Action française et beaucoup d’hommes politiques que l’on pourrait classer à l’extrême droite, souvent issus des “ligues nationalistes” qui ont créés la Résistance, alors que la SFIO était dans l’inaction et le PCF ouvertement collaborationniste. De Gaulle, malgré son orgueil démesuré, était monarchiste et de droite…
    En Autriche, le chancelier Dolfuss fut le grand rempart au nazisme. Il était clairement de droite, catholique et patriote. Il fut assassiné en 1934 par les SS qui l’ont laissé agoniser dans les conditions que l’on sait. Avec sa mort, Hitler avait enfin les mains libres pour annexer l’Autriche…

    Franco n’avait rien de “nazi”. Il était un militaire donc à la base éloigné de la chose politique et exerça une dictature de droite, (rappelons qu’une dictature, système de gouvernement comme un autre, est légitime si elle sert le bien commun) et fut un rempart face à Hitler. Il n’a jamais aimé Hitler et a tout fait pour le géner. On sait combien le verrou constitué de la zone libre de Pétain et le bloc ibérique fut une épine au pied d’Hitler. Sans quoi il prenait pied sur toute l’Afrique du Nord….
    Salazar de même, n’avait aucune complaisance vis à vis du nazisme. Il suffit de le lire.

    Rappelons aussi toujours que les 2 grands partis collaborationnistes français étaient de gauche, Déat venant de la SFIO, Doriot du PCF. Et que les cadres des partis PPF et RNP venait massivement de la gauche.

    Les années 1920 et 1930 n’ont pas été des années de poussées de la droite mais, en pleine période de mouvement sinistrogyre qui a marqué tout le XXème siècle, plutôt des poussées radicales, en général de gauche (front populaire en France)

    Tout ceci, ce sont des faits historiques facilement vérifiable. Pas la légende construite par la gauche, refusant son passé.

    Le nazisme comme le fascisme sont des impéralismes. Le mondialisme actuel est également… un impérialisme.

    Et on ne voit pas en quoi un “système oligarque” serait de droite !!? Au contraire, étant déraciné et matérialiste, il est facilement classable à gauche… !

    Les délires hygiénistes et liberticides actuels ont une raison claire : c’est la revanche du mondialisme après des années de poussée des partis populistes de droite même s’ils sont parfois insuffisamment populistes ou insuffisamment de droite (pour les mondialistes c’est toujours trop !) : le Brexit en Grande-Bretagne, Trump aux USA, Bolzonaro au Brésil, Salvini en Italie, Modi en Inde, Poutine en Russie, Orban en Hongrie, le RN en France, la Pologne, Vox, l’AFD, l’UDC etc etc . La superclasse mondiale se devait donc de réagir…

    Et elle a réagi.

    Contre les populistes, contre les droites, les mondialistes, qui sont de gauche, ont donc instrumentalisé un virus de grippe, pourtant globalement bénin

    Afin de reprendre contrôle sur les peuples et les soumettre. Si besoin est par la peur

    Voilà la réalité !

    • Mais le capitalisme est un socialisme… Personne ne fait de l’argent tout seul dans son coin. Sans système et sans règles, le profit n’existe pas. Le capitalisme poussé à son extrême donne donc le fascisme. Surabondance de police pour faire respecter des règles arbitraires conçues pour protéger les biens d’une petite classe aisée.

    • commentaire intéressant …
      la dimension spirituelle est visiblement absente dans l’article critiqué …
      et pourtant elle est essentielle … les forces matérialistes cherchent à nous imposer leur vision comme quoi la vie physique est la chose la plus importante … alors que pour d’autres , c’est la vie de l’âme qui est prioritaire …

      • Vous avez bien raison !
        Cela prouve bien que ceux qui nous imposent ce délire (l’oligarchie mondiale) sont des gens de gauche. L’oligarchie est de gauche car en général cosmopolite, capitaliste, antinationale (et déracinée) et matérialiste. L’auteur nous parle d’oligarchie “fasciste” donc devrait conclure que le fascisme est bien de gauche ! Le fascisme comme nazisme étaient des athéismes…. pas de vision spirituelle dans ces idéologies…..

    • Certains sentent le vent tourner et veulent garder leur place, on remarque facilement les dissonances dans les discours de ces profiles

    • Merci pour cet excellent commentaire. J’ajouterais que l’article commence déjà à dérailler au point 2, quand l’auteur nous parle du dérèglement climatique, alors que la thèse du dérèglement ou du réchauffement est clairement un prétexte, au même titre que le Covid, pour l’oligarchie dans son projet totalitaire.
      Il est par ailleurs clair que la gauche en général s’est totalement compromise dans ce coup d’Etat du Covid : il suffit de se demander où sont les réactions des syndicats quand on impose le masque aux salariés et même aux enfants, et que font tous les autoproclamés défenseurs de la liberté (essayez de chercher les positions des organisations “anarchistes” sur la question…).
      On peut comparer cela, par exemple, aux réactions des catholiques traditionalistes comme Mgr Vigano qui a dénoncé depuis le mois de mai la dictature sanitaire.
      L’auteur de l’article est une heureuse exception, mais il lui reste encore quelques progrès à faire pour devenir totalement lucide…

      • Monseigneur Vigano n’est pas un tradi. Mais il est vrai qu’il empreinte un bon chemin de tradition

      • Les catholiques vraiment traditionnalistes comme la Fraternité St Pie X ont continué leurs offices sans tenir compte des mesures de “distanciation” etc quand les églises et chapelles devaient être fermées aux fidèles et après le déconfinement. Les prêtres ne portent pas de masques à l’autel, leurs assistants non plus, les enfants de choeur officient normalement et sans masques, les bénitiers n’ont jamais été vidés, les processions (15 août) se sont déroulées comme avant, la communion s’est toujours faite sur la bouche etc. Cependant, pour respecter la règlementation, du gel est à disposition dans ces lieux de culte et le masque porté par les fidèles qui le souhaitent, aucune chaise ni banc condamnés. Imagine-t’on N.S.Jésus-Christ affublé d’un masque chirurgical ? ? ?
        Par contre, l’Eglise “conciliaire” suit de très près les décrets gouvernementaux et vit encore plus “au ralenti”, comme si ces prêtres ne croyaient plus vraiment en l’Evangile.
        La question de savoir si le “fascisme” est de droite ou de gauche, dans la situation où nous sommes, me parait une disputation secondaire, nous devons tous être unis, pratiquants ou non, de gauche ou de droite ou extrémistes pour dénoncer les mesures dictatoriales et réveiller autant que possible nos frères en humanité.
        Avec l’aide de Dieu !

        • Ben moi ayant fréquenté une chapelle de la frat’ , j’ai pourtant bien vu des séparations dans les bancs à l’aide de ficelles ou autres rubans !
          Et les masques aussi massivement du moins au début

          C’est divers entre les chapelles en réalité. Mais ce qui est certain c’est que l’esprit paniquard n’est pas encouragé donc bravo !

          • Oui, ça dépend des chapelles et des fidèles, sans doute. Je connais surtout St Nicolas du Chardonnet, les messes sont retransmises en direct ou en différé sur internet. Au début, une messe “en temps d’épidémie” a été célébrée. Le clergé donne l’exemple du courage et de la foi, tandis qu’à St Ambroise (Paris 11), le prêtre ne quitte son masque qu’à l’autel et se passe les mains au gel alcoolique avant la consécration ! Si vous avez regardé la très longue cérémonie de la translation de mrg Lefebvre dans la crypte à Ecône, il-y-avait beaucoup de monde, je n’ai pas vu un seul masque.

  • Dans ce projet totalitaire, il importe de reconnaître les trois immenses impostures qui visent chacune une clientèle-cible différente, de façon à balayer la totalité du champ politique des pays occidentaux:
    1/ L’instrumentalisation du terrorisme islamiste, qui trouve sa faveur dans les milieux catholiques de droite traditionnelle. Elle conduit au totalitarisme sécuritaire et permet une ingérence pour effacer des pays rebelles (Irak, Syrie, etc.).
    2/ La supercherie du carbocentrisme climatique, qui doit séduire le monde neuneu des gauchistes. Elle conduit au totalitarisme écologiste, bien plus abouti et grandiose que le précédent, qui doit détruire jusqu’au moindre détail de la vie privée.
    3/ Enfin, la tromperie pandémique, qui doit séduire les classes moyennes ne se reconnaissant pas dans les deux récits précédents. Elle sert surtout d’accélérateur formidable et conduit au totalitarisme sanitaire et numérique dénoncé dans cet article.
    Nous devons tous reconnaître avoir été piégés, au moins dans le passé, par l’un ou l’autre de ces trois discours mensongers selon nos affinités politiques ou nos parcours de vie. Nous avons d’abord à ouvrir entièrement nos propres yeux et ceux de nos proches.

    • D’accord en effet, les attentats et autres attaques sont instrumentalisés et contribuent, comme la “pandémie” à semer la terreur dans le population apeurée. Mais ce n’est pas spécialement la droite traditionnelle mais l’ensemble de la classe du Régime avec sa presse qui agit, qu’on soit de gauche ou de droite on peut être conscient du danger islamiste, bien réel mais que les politiciens nous empêchent de nommer et de combattre. Même processu que pour “LE” virus, le pouvoir empêche les vrais médecins de soigner, prévenir, guérir…