Sources et ressources sur l'épidémie de Covid-19

LaRecherche.fr : « Les pays qui n’ont pas adopté la voie du confinement généralisé montrent une évolution épidémique similaire… »

paris confinée

Un article paru dans la revue scientifique La Recherche, regrette que « les simulations épidémiologiques qui ont poussé les gouvernements à prendre des décisions de confinement strictes n’ont pas inclus dans leur modèle les dégâts collatéraux… » et avancent que « les pays qui n’ont pas adopté la voie du confinement généralisé montrent une évolution épidémique similaire ». Extraits.

Le médecin Jean-François Toussaint et Andy Marc, chercheur en biostatistiques, soulignent le fait que les mesures de confinement ont été « suggérées par un groupe d’épidémiologistes britanniques de l’Imperial College de Londres.[…] » Et que ce groupe a « conseillé une réponse uniforme à la plupart des gouvernements, sur la base de modèles mathématiques de prévention des pandémies […].Or certains postulats de ces estimations numériques sont incohérents. »

Selon les auteurs, proposer « un confinement ciblé [aurait été] une mesure de prévention efficace. […] Sans immobiliser 80% de la population active et surtout pas ceux qui en sortent guéris et immunisés après deux semaines. » Rappelant d’ailleurs que « les pays qui n’ont pas adopté la voie du confinement généralisé montrent une évolution épidémique similaire. [Que l]’extension de la maladie dépend aussi de facteurs environnementaux et de population qui n’ont pas été pris en compte dans les modèles. » Comme sur le continent africain. Sans compter que « le confinement, appliqué parfois de façon outrancière dans de nombreux autres pays du monde, aura aussi servi au renforcement des régimes autocratiques. »

Evoquant des « synchronisations délétères », et notamment « les centaines de milliards d’euros envolés avec la chute d’une économie, qu’on savait pourtant d’une extrême fragilité, [qui] interrompront le flux des financements nécessaires aux équipements des hôpitaux et des autres services publics. »

« Il faudra, après le confinement, également prendre en compte son impact sur les patients souffrant d’une leucémie non diagnostiquée, d’un infarctus pris en charge trop tardivement, d’une drépanocytose mal suivie, parmi toutes les pathologies qui manquent à l’appel…. […] Les mesures à n’importe quel prix ont un coût […], il faudra oser rapporter ces totaux ahurissants au nombre d’années de vies réellement gagnées pour obtenir une évaluation sincère de nos choix. »

Concluant sur le fait que « la perte de chance risque d’être lourde. [Et que] Les auteurs des simulations [qui ont mené aux confinements], tout à la charge de démontrer la qualité de leurs modèles, auront toutes les peines du monde à accepter d’inclure ces dégâts collatéraux auxquels s’ajouteront les conséquences sur la recherche, l’annulation des grands rendez-vous scientifiques, culturels ou climatiques, mais aussi l’abattement des personnes seules qui se seront laissées glisser lentement dans l’abandon. »

Lire l’article sur LaRecherche.fr : Sortir d’un confinement aveugle

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